Lorsque la maison devient trop petite pour permettre aux membres du foyer de vivre confortablement, on a le choix entre agrandir ou déménager. Parce qu’il n’est pas toujours possible de faire une extension sur le côté et lorsque le sous-sol est déjà aménagé, agrandir sa maison en hauteur reste parfois la seule option pour disposer d’un espace de vie plus vaste. Mais que faut-il savoir pour se lancer dans un tel projet d’agrandissement ?

La nécessité d’obtenir un permis d’urbanisme

Avant de lancer un chantier d’extension de maison, il faut déposer une demande de permis d’urbanisme et faire appel à un architecte. La loi belge impose en effet son intervention pour établir les plans et contrôler l’exécution des travaux qui font l’objet d’une autorisation administrative. L’architecte devra également vérifier avec un bureau d’études si la structure du bâtiment permet de rajouter le poids d’un étage sans mettre en péril la stabilité de la maison.

Le déroulement d’un agrandissement de maison en hauteur

L’extension de maison en hauteur est un agrandissement quelque peu complexe qui nécessite le démontage préalable de la toiture. Cette première opération doit alors être prévue dans le budget total des travaux et peut notamment être chiffrée en amont par un architecte. Les premières étapes d’une extension en hauteur seront entreprises par des charpentiers. Après le démontage de la toiture, l’étape suivante consistera à monter les nouveaux murs et à les assembler sur les fondations déjà présentes. Parce que les maisons se retrouvent alourdies par les agrandissements en hauteur, les architectes privilégient en général le bois au béton pour construire un étage supplémentaire. Pour la suite des travaux, il s’agira ensuite de remonter la toiture (charpente et couverture), de renforcer sa structure ou de la remplacer complètement en fonction de sa disposition à supporter cette extension. Nombre de professionnels du bâtiment vous diront que c’est également une bonne occasion de refaire la couverture de la toiture. Enfin, la dernière étape sera celle de la création du sol du nouvel étage avec la mise en place des revêtements choisis par vos soins.

Bien concevoir la surélévation de sa maison

  • L’accès aux nouvelles pièces

Lors de l’élaboration du projet d’agrandissement, l’emplacement et la surface occupée par l’escalier sont d’importants points à prévoir, d’une part car l’emprise au sol est plus ou moins importante selon le modèle, et d’autre part parce que l’escalier doit être judicieusement placé à l’étage inférieur comme supérieur. Le choix du modèle devra également tenir compte de l’espace disponible et du confort d’utilisation des personnes susceptibles de l’emprunter. Par exemple, les escaliers en colimaçon présentent l’avantage d’être esthétiques et de tenir peu de place, mais ne sont en revanche pas adaptés pour une famille avec de petits enfants ou des personnes âgées.

  • Le plancher

Le plancher d’origine est parfois utilisable tel que, mais il est le plus souvent nécessaire de le renforcer ou de créer un nouveau plancher porteur. Par ailleurs, il est préférable, quel que soit le plancher retenu, de prévoir une sous-couche d’isolant phonique avant de placer le revêtement de sol des nouvelles pièces. Un isolant permet notamment de réduire les bruits d’un étage à l’autre, que l’on opte pour un sol en carrelage, en vinyle, en parquet ou en moquette.

Les travaux d’agrandissement de maison en hauteur, présentent l’avantage de faire gagner de l’espace en créant une réelle séparation avec les pièces de vie et les chambres. Ce type d’extension est en principe privilégié pour les maisons se trouvant dans les villes à cause de la densité urbanistique qui empêche d’augmenter la surface au sol. Un autre de leur attribut est qu’ils sont réalisables tout en permettant aux occupants de continuer à vivre dans les lieux.